mercredi 10 juin 2026
ASTUCES EN CUISINE : un Duo de Clowns contemporains servi avec son accompagnement poétique et vintage
dimanche 31 mai 2026
L'HOMME QUI NE VOULAIT PAS ETRE UN HEROS : SPLENDEUR ET SOLITUDE DU LANCEUR D'ALERTE
Date du Festival Off Avignon : du 4 au 25 Juillet 2026 (relâche les jeudis : 9, 16 et 23 juillet)
Horaire : 14h40Lieu : La Factory, salle Tomasi
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Durée : 1h20
Genre : Théâtre Contemporain
Distribution : De Sylvain Bastonero, Avec Sylvain Bastonero, Guillaume Blanchard, Cyrielle Buquet, Célya Humann, Jérémie Scheffler, Alexis Tran
vendredi 22 mai 2026
Du verre entre les doigts, un livre qui révèle la morsure venimeuse d'un attentat contre l'enfance en montrant l'effondrement d'une famille
Ce roman a opéré en moi une réaction quasi physique. Je l'ai lu à bout de souffle, bu d'un trait. Très vite j'ai eu soif de cette écriture, de ces personnages qui figurent la détresse absolue et , en même temps, le combat d'avance perdu et pourtant mené comme une guerre contre la dévastation et la décrépitude. Un petite fille nous raconte à hauteur d'enfant sa vie et son foyer qui tombe en ruine en même temps que le bâtis autour, la maison familiale elle même.
Sa mère souffre d'une maladie grave mais continue d'essayer de faire comme si. Est-ce un cancer, une maladie neuro-dégénérative, ... Jamais le mot n'occulte la chose (parfois les mains ne répondent pas, elle se gifle elle même devant les enfants).
Les hommes sont "absentés", qu'il s'agisse du père, du grand frère envoyé en pension.
Le style en vers livre est comme un travail sur l'absence, y compris parfois l'absence de ponctuation ou de majuscule.
On voudrait aimer la mère et bien sûr on éprouve de l'empathie pour son chemin de croix, néanmoins cette distance qu'elle impose à la narratrice a freiné mon embrassement de sa douleur, car elle ne parvient pas à donner à cette enfant qui est très seule l'amour maternel dont elle a besoin et la petite fille est en grande souffrance. Une souffrance qui l'amène à s'inventer un double "propre", "parfait", elle qui se sent si sale nous pose problème... La symbolique siège dans ce sentiment d'être sale et la machine infernale qui révèlera quelques tenants et aboutissants de l'intrigue (car intrigue il y a bien que le roman puisse être confondu avec un long poème du fait de sa mise en page et de sa liberté d'écriture).
J'y ai vu la descente au enfers annoncée d'un groupe familial souillé et accablé autant par la chair qui refuse d'obéir et tombe malade suite aux drames que par l'insoutenable souillure d'un crime qui ne dira pas son nom mais se confirmera sur la fin.
C'est un sujet extrêmement difficile que deux sources de tendresse illuminent par moment : Nati (Nathanaël, presque le nom d'un ange?), le "petit" grand frère, mystérieux et différent, réclamant tous les soins, ainsi que le vieux chien, qui arrive un jour, que la mère refuse de garder mais laisse s'installer.
Les vers libres et l'écriture de l'autrice, comme une machine infernale qui progresse vers le fatum ancien mais surtout la révélation, s'impose par sa singularité autant que sa virtuosité mise au service de ce sujet que comme elle je ne nommerai pas frontalement ici.
Il faut lire ce livre absolument. Un livre loin des conventions littéraires et pourtant éminemment littéraire.
Je l'ai lu trois fois, par pur plaisir du style d'Alix Lerasle.
Cette jeune auteurice s'était distinguée en tant que poétesse dans un premier temps et l'on peut dire sans exagération que ce roman augure d'un parcours littéraire intrigant et intéressant.
Encore une belle réalisation des éditions Castor Astral !
.
AA
lundi 21 juillet 2025
Monstres : Une déflagration nécessaire
Monstres d'Elisa Sitbon-Kendall
Elisa Sitbon Kendall a réussi le tour de force de rendre intelligible et théâtral un concept complexe des sciences humaines devenu clivant à tort ou à raison. Il s'agit pour elle, à partir du cas très parlant de la situation aussi privée qu'intellectuelle du couple Schwarz-Bart.
Comment aborder l'appropriation culturelle au théâtre ?
En mettant à hauteur d'individu les problèmes posés par l'appropriation culturelle, en découpant la dramaturgie en 4 personnalités distinctes relevant de problématiques complexes et de préoccupations affectives diverses, elle démontre la difficulté d'échapper à la fois au problème posé par le post-colonialisme et aux conflitx issux de la difficulté de se comprendre soi-même et donc d'entendre les autres dans leur entièreté.
Quatre personnages en quête d'identité tentent de créer une œuvre alors que le rapport à ce qui amène à composer celle-cine revêt pas la même signification pour chacun. 4 acteurs qui sont aussi en quête de leur propre personnage.
Angèle, belle fille, jeune première et métisse, a fait connaître une œuvre (la favorite de son père), à son ami Noé qui s'en est entiché cependant qu'en rien il n'est lié au problème du racisme qui est le sujet du livre. Il s'agit en effet de mettre en scène l'impossibilité pour un couple noir/métisse de se marier (cela se passe dans le passé, en Haïti). Amédée joue le rôle de l'amoureux empêché, le "vrai noir" et s'il admire autant Noé qu'Angèle, il est le premier à voir avec lucidité que le fait que ce projet théâtral peut se retourner contre eux car Noé est blanc. Amédée ne fait pas l'autruche, il est pragmatique, il pense que la réussite seule, le succès, lui donneront la légitimité nécessaire de porter le combat qu'Angèle veut déjà affronter avant même que le travail prenne de l'ampleur. Quand à la quatrième, Sarah, elle, aurait préféré de loin que leur premier projet ensemble soit une pièce de boulevard, un truc qui fait rêver les gens. Elle est elle même d'origine ashkénaze, sa grand mère parle toujours Yiddish et espère qu'elle portera le lourd fardeau de la shoah. Sarah a pourtant choisi ce métier pour n'être pas seulement elle-même, coincée dans son identité. Alors qu'elle même n'a que le rôle d'un oiseau dans la pièce que rêve Noé, elle s'agace de ce qu'Angèle, rôle principal, politise le débat. Noé, qui prétend être l'homme blanc qui n'a le droit de rien faire et se projette en réalité dans le rôle qu'il donne à Angèle, a pourtant lui aussi des démêlés avec son identité, pensant qu'il doit choisir entre homo ou hétéro alors qu'il ne sait pas.
On se demande parfois s'il s'agit de combattre ou de s'enfermer dans des critères identitaires réducteurs.
Nous n'aurons aucune réponse à nos questions. Car Monstres est une œuvre d'art qui profite d'un sujet complexe pour aller encore plus loin dans son exploration de la recherche des possibilités que l'être a d'échapper au corps à corps. Tout part de discussions mais rapidement, à travers de fabuleuses scènes de danse et d'arrêts sur images, on en arrive aux corps qui s'entrechoquent à travers les idées.
Si elle parle de la légitimité de créer, et à partir de quoi, Elisa Sitbon-Kendall nous parle aussi du monde tel qu'il est, notamment à travers ces miroirs sur la scène, qui renvoient à tous des images sublimes, kaléidoscopiques mais toujours floues, ambiguës.
On parle de théâtre, oui, mais aujourd'hui, à travers la pratique de la mise en scène de soi, à partir de quelques critères seulement, nous pouvons tous nous sentir concerné et nous poser la question insoluble et philosophique de la définition de l'identité.
Ces 4 jeunes comédiens, tous d'une certaine manière, appartiennent à une minorité, celle-ci va-t-elle les définir éternellement, la souffrance fait-elle le talent, qui de la jeune caribéenne n'ayant jamais parlé créole, qui de l'haïtien que sa mère ne veut pas reconnaître, qui de la jeune ashkénaze sommée de perpétuer la mémoire, qui du jeune homme LGBT est légitime de créer quoi ?
Elisa Sitbon-Kendall nous livre un travail remarquable qui s'est densifié depuis Avignon 2024. Elle a trouvé un équilibre entre ses quatre protagonistes et leurs fantômes et déployé une maïeutique autant parlée que dansée. Dans la beauté du chaos qui finit, on a des frissons, de la compassion, on pense et on a saisi les enjeux d'un concept que certains auraient rendu pénible.
C'est un chaos lumineux, exemplaire, qui nous renvoie à notre humanité/Pharmakon : une humanité qui sauve et qui détruit.
Remarques : En 2024, Monstres était pour la première fois montré au festival off dans la même salle.
Depuis, la pièce a subi des modification qui en rien n'altèrent le sens ni les intentions. Cependant l'ensemble à gagné en puissance, en humour, en densité et tout en restant très esthétique et fort reste intelligible et accessible à un plus grand nombre.
Le casting masculin a changé et apporte sa propre richesse, notamment la maturité d'Amédée, le visage torturé de Noé.
Les deux comédiennes, toujours présentes, déjà admirables en 2024 ont développé une présence et une aura sublime, notamment dans leur pleine adhésion au projet, de la tragédie à la danse, de la comédie au vertige et au conflit.
Adeline AVRIL
RAJE/ LE SON DES PLANCHES (émission radiophonique bimensuelle consacrée au théâtre)
Podcast de l'émission consacrée à Elisa Sitbon-Kendall (interview fin juin 2025) sur www.raje.fr
Equipe artistique :
vendredi 18 juillet 2025
Réponse sexuelle, coup au cœur/coup de cœur - Festival Off Avignon 2025
Réponse Sexuelle
Au Figuier Pourpre à 16H30
Relâche les 10, 17 et 24 juillet
Un théâtre de femme savante qui tord le coup aux attentes.
Marine Fabre, autrice surdouée aurait pu choisir pour sa pièce de nous engluer dans un surplomb vexant, nous noyer dans des démonstrations embarrassantes. Mais précisément parce qu'à 25 ans à peine elle nous présente ici la pièce la plus "écrite" d'un théâtre contemporain émergeant à Avignon, elle tord le cou aux attentes que nous pourrions avoir. Poète, philosophe et psychanalyste de formation, l'écriture n'est pas son hobby mais plutôt sa nature.
Elle a déjà le recul nécessaire pour se livrer à l'un des exercices les plus casse-gueules du théâtre : la comédie satyrique. Et c'est ainsi que malgré les prérequis en filigrane, tout un chacun peut se laisser aller, dans certaines scènes, à rire à gorge déployée tout en entendant parfaitement le propos politique porté par le thème principal.
Son interprète, seule en scène avec divers personnages au bout du fil de son très symbolique téléphone rouge, nous réjouis avec sa fausse innocence.
L'héroïne elle-même est un cliché d'autrice ambitieuse et torturée. Elle vient de proposer à son éditrice un roman dont le héros, comme par hasard, se nomme Julien, mais l'éditrice, une parodie de parodie, probablement persuadée d'être elle même une sorte de Virginia Woolf, avec sa maison d'édition financée par son époux, se pique d'analyses plus ou moins blessantes et pousse notre héroïne dans ses retranchements. Emprise ou influence consentie, on ne saurait le dire, quoi qu'il en soit, elle semble se plier peu à peu aux critiques douteuses et caricaturales de son éditrice.
De nombreuses références littéraires peuvent amener à conseiller la pièce à un public d'initiés. Féministe. Bien sûr il est question de genre, bien sûr la langue est ouvragée, néanmoins il serait cuistre et bien dommage de ne pas recommander à tous cette pièce iconoclaste qui me semble contenir beaucoup d'autodérision salutaire.
On la comparera à de jeunes autrices au destin tragique et pourtant si je dois vraiment comparer la pièce et ses audaces, y compris le risque pris d'être mal interprété, c'est à un succès international que j'ai tendance à la comparer : Art, de Yasmina Reza. Art, fausse moquerie des amateurs d'art contemporain et véritable tour de force littéraire.
La scénographie judicieuse participe d'une esthétique chic et drôle à la fois puisque tout tourne autour d'une...baignoire ! Mais aussi du fameux téléphone rouge, ainsi que d'un col fraise assez formidable.
Le choix des morceaux de musique allié à la présence magnétique et décalée de la comédienne donnent parfois le frisson.
Pour conclure, je confesse un grand coup de cœur pour cette pièce, cette compagnie, cette autrice et cette comédienne et je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises en suivant cette compagnie qui propose un théâtre contemporain hybride et inédit qui ouvre l'esprit, l'alimente et le réjouit.
Adeline AVRIL
vendredi 4 juillet 2025
Pourquoi les gens qui sèment : comment s'aimer quand la planète brûle ?
Comment s'aimer quand la planète brûle ?
Combattre les mêmes maux avec des armes différentes engage une somme de dilemmes qui s'incarne dans les différents personnages de la pièce et atteint son acmé dans le couple formé par une militante portée sur l'action directe et un préfet qui a choisi la politique et le droit.
La pièce embrasse magistralement le thème épineux de la défense de l'environnement à travers le cas très réel des événements de Sainte Soline et des méga bassines.
De par sa formation, Sébastien Bizeau maîtrise les éléments de langage de Sciences Po autant que l'art théatral et à travers le personnage du jeune préfet joué par Paul Martin, il joue de l'affrontement entre le cœur militant du jeune homme et sa posture de serviteur de l'état. Son histoire d'amour avec la passionaria de ce qui pourrait être une version théâtrale du mouvement de la terre représente le point de rupture voire de ralentissement de l'action éclairée. Qui a raison qui a tort, à nous d'en décider. La militance est-elle excessive ou lanceuse d'alerte ? Le préfet et l'état sont-ils trop froidement pragmatiques et lents pour sauver la planète ?
Dans cette pièce qui va à cent à l'heure et ne s'épargne aucune difficulté, les quatre comédien.ne.s sont extraordinaires et la mise en scène quasiment filmique nous entraîne dans l'action et la philosophie nous mettant dans l'état d'urgence exigé par le sujet lui-même : la terre est en feu, faut-il attendre un décret qui n'arrivera jamais ou avoir le courage de se mettre hors la loi et foncer dans le tas ? La réponse, non manichéenne est une pilule amère pour la relation amoureuse des protagonistes. Néanmoins, elle amène mieux que jamais la question de l'engagement face au désastre climatique comme personne ne l'avait montré auparavant. Le combat n'est pas seulement romantique, c'est comme dans la tragédie antique, une question de vie ou de mort, et de fidélité à soi même et à ses valeurs.
D'ailleurs, comme à son habitude, l'auteur convoque des figures de la tragédie antique même s'il ne les habille jamais de toges, même si les personnages sont résolument contemporains. Cette multiplicité de références qui prennent vie sous nos yeux amplifie le propos politique et nous donnent à entrer de plein pied dans un thriller écologique haletant dont le fil rouge sentimental , littéraire, ajoute à la sensation d'immersion.
La mise en scène va droit au but créant une fièvre et un état d'urgence qui reflète le traitement des actualités tel qu'il est fait à notre époque, opposant le temps politique, ses engrenages, au temps de l'action.
La réalité des événement montrés en grand par des procédés vidéo achève de convaincre.
Je ne peux que recommander cette nouvelle œuvre de la compagnie hors du temps, qui montre que si nous avons déjà été ébloui par "Heureux les orphelins", nous commençons en réalité à peine à découvrir tout ce que cette compagnie recèle de trésor et d'inventivité.
La partie masculine de la distribution achève de nous convaincre et les deux comédiennes, très différentes et pourtant également convaincantes sont de magnifiques révélations dans les rôle qu'elles servent. Notamment, il est intéressant de constater qu'aux deux extrême de la pièce, ce sont les comédiennes qui portent les moments les plus "brûlant" la tragédie pour Gwenaelle Couzigou et la comédie pour Nastassia Silve (attention, risques de fous-rires).
La partie chantée, plus ténue que dans la pièce précédente, est, elle, essentiellement assurée par Paul Martin et Mathieu Le Goaster. Je vous laisse tirer les conclusions d'une façon d'appréhender le monde qui sort de l'ornière les écueils du genre sans tomber dans la caricature. Ici la force y compris la force brute est le fait des personnages féminins.
Je ne vous dévoilerai pas tous les ressorts, toutes les astuces du texte, du jeu ou de la scénographie. C'est pour votre bien, car les retournements sont fins et nombreux, laissez-vous surprendre et n'hésitez pas à amener vos ados (à partir de 12 ans) et vos aîné.e.s.
Bref, allez voir cette pièce haletante, riche et intelligente autant que sensible.
Adeline AVRIL
Intervieweuse/chroniqueuse théâtre sur Raje (radio FM et Dab+)
Créatrice et animatrice de l'émission "le son des planches"
du 5 au 26 juillet (relâche les 8, 15, 22 juillet)
horaire : 12h40 Durée1h20
Lieu : Salle Tomasi//LA FACTORY
Un spectacle qui interroge la place de la conscience dans les choix individuels, et appelle à revitaliser l’engagement citoyen.
Texte et mise en scène Sébastien Bizeau
Avec Gwenaëlle Couzigou, Matthieu Le Goaster, Paul Martin et Nastassia Silve
Et avec la participation de Clément Pellerin et Margaux Wicart
Lumières Thomas Ruault
Décors Raphaël Guinamard
Costumes Claire Bigot
Création sonore Iris Lainé
Création vidéo Pierre Monchy
Illustration Pénélope Belzeaux
Coproduction Compagnie Hors du temps, Chasselaube Prod et Sésam’ Prod
lundi 16 juin 2025
SHAKOUL, une cérémonie pour guérir de la perte
Il n'y a pas de mot pour dire "parent ayant perdu un enfant", c'est probablement indicible.
Un mot hébreux viendra ici raconter comment on maintient le lien entre les vivants et les morts, car telle la vigne privée de son fruit, le parent en deuil d'un enfant peut maintenir le lien et déchirer le voile qui sépare les vivants et les morts :
« Shakoul », en hébreu, désigne une branche de vigne privée de son fruit : la sève continue de circuler, mais elle n’a plus nulle part où aller. C’est cette sève, cette énergie vitale que SHAKOUL transmet au public avec une bouleversante humanité. Une pièce qui célèbre le pouvoir des mots et la persistance du lien au-delà de la perte.
Bien sûr, le thème de ce seul en scène est douloureux. Il nous rappelle des arrachements qu'on aurait voulu oublier. Il nous rappelle surtout que de la peine infinie on peut extraire de l'or, de la lumières.
La comédienne nous livre ici une performance extraordinaire, presque slamée, presque dansée. Ce texte elle l'a écrit à partir de nombreuse histoires de deuil *qu'on lui a confiées, d'autres qu'elle a vécues et cette histoire s'est incarnée, elle a pris un visage, un regard, un sourire, une bonté, elle est devenue Florimond.
Oui, ceci est l'histoire de Florimond, mort trop jeune, qui assiste au séisme, à la béance que sa disparition à laissé.
Les mots sont dits sans métaphore superflue et pourtant une infinie douceur, presqu'un début d'acceptation
nous pénètre au fur et à mesure que le destin accompagné des endeuillés et du mort voyage de la France au Japon.
Il y a du mystère au sens spirituel, dans cette œuvre, du mystère et de la beauté dans cette vérité existentielle.
Un beau rappel des origines et du pouvoir de l'art , qui fait le lient entre le visible et l'invisible. La vie même, en somme.
De et avec Céline Pitault
Collaboration artistique : Benoîte Vandesmet, Florence Cabaret
Créateur lumière : Frédéric Fourny
Production : Les Airs Entendus (France et Suisse)
Communication: Céline Pitault celine.pitault@gmail.com /
Presse : Lynda Mihoub Lynda@lagencelm.com /
Diffusion : Luc CHAS lucchas@gmail.com
Lieu : Les Antonins
5 juillet 2025 > 26 juillet 2025 17h35 Théâtre contemporain Tarif Plein : 20 € - Tarif Off : 14 € - Tarif réduit : 12 € - Tarif Enfant (- 16 ans) : 10 € - Tarif Groupe : 12 € 55 min A partir de 12 ans
ASTUCES EN CUISINE : un Duo de Clowns contemporains servi avec son accompagnement poétique et vintage
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